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Dernière modification le 29 septembre 2014


chiffres clés

Les rejets dans l’air des installations classées pour la protection de l’environnement en Bretagne

Rédigé par :

Emmanuèle Savelli (OEB)

En collaboration avec :

Jordi Thiebaut ,  Sylvie Vincent Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement en Bretagne (Dreal Bretagne)




Troupeau de vaches bretonnes Troupeau de vaches bretonnes

8 600 installations classées pour la protection de l’environnement

En France, les installations qui peuvent présenter des dangers ou des inconvénients pour le voisinage, la santé, la sécurité, la salubrité publique, la protection de la nature, etc. sont soumises à la réglementation des installations classées pour la protection de l’environnement.


La Bretagne compte environ 8 600 installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE) soumises à autorisation ou enregistrement. Parmi celles-ci, il y 6 800 élevages, soit environ 40 % des élevages français ICPE soumis à autorisation ou enregistrement.

Les ICPE doivent déclarer chaque année leurs rejets, en fonction de seuils prédéfinis, dans la base de données Gerep (84 polluants sont concernés pour l’air). Les principaux polluants recensés pour la Bretagne sont l’ammoniac gazeux (NH3), le dioxyde de souffre (SO2), les poussières, les oxydes d’azote (NOx) et les composés organiques volatils (COV). Chacun de ces gaz peut avoir des effets sur la santé et l’environnement.

Les effets des principaux gaz émis en Bretagne

Rejets ammoniac gazeux élevages ICPE 2012
Rejets en ammoniac gazeux des élevages "Installations classées pour la protection de l'environnement" en Bretagne

NH3 est très irritant pour le système respiratoire, la peau et les yeux. Il participe au phénomène de pluie acide et, à de fortes teneurs, peut déséquilibrer les eaux douces et côtières (eutrophisation, marées vertes, prolifération de phytoplancton).

SO2 est lui aussi un gaz irritant, notamment pour l’appareil respiratoire. Les fortes pointes de pollution peuvent déclencher une gêne respiratoire chez les personnes sensibles. Dans l’atmosphère, il se transforme principalement en acide sulfurique. Un gaz qui acidifie et appauvrit les milieux naturels lorsqu’il est associé à d’autres polluants.

Alors que le monoxyde d’azote (NO) empêche la bonne oxygénation des organes, le dioxyde d’azote (NO2) fragilise les voies respiratoires des personnes les plus sensibles (enfants, asthmatiques). Ce gaz contribue également aux pluies acides et, en association avec d’autres polluants, à l’acidification des milieux naturels.

Enfin, les composés organiques volatiles ont de multiples effets sur la santé (irritations de la peau, des yeux et du système respiratoire, troubles cardiaques, digestifs, rénaux, nerveux). Certains COV, comme le benzène, sont cancérogènes, tératogènes ou mutagènes. Les COV réagissent avec les oxydes d’azotes, sous l’effet du rayonnement solaire, pour former de l’ozone pouvant provoquer des difficultés respiratoires, des irritations oculaires, etc. Les COV sont aussi des gaz à effet de serre.

Le bilan en 2012

Evolution entre 2008 et 2012
Rejets dans l'air des industries "Installations classées pour la protection de l'environnement" en Bretagne

Tous les secteurs d'activité contribuent à la pollution atmosphérique à des degrés divers et pour des polluants différents. C’est le cas par exemple des transports pour les particules, des installations de combustion pour les NOx, des élevages pour NH3, etc. Le secteur industriel breton ne comporte pas d’industries émettant d’importants rejets dans l’air au regard de la moyenne nationale. Depuis 2010, les rejets industriels bretons ont tendance à baisser pour les NOx, poussières et SO2. La situation pour les COV est plus variable selon les années.


Sources : 2012 : Gerep