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Dernière modification le 29 janvier 2016


qui fait quoi ?

Pour une bonne information des jardiniers amateurs en matière de pesticides


Un jardin au naturel Un jardin au naturel

Jardiner au naturel n’est plus l’apanage de quelques jardiniers initiés en Bretagne comme le montre le succès de la charte « Jardiner au naturel, ça coule de source ! ». Retour avec Julien Chapelain de la Maison de la consommation et de l’environnement sur un dispositif qui a essaimé partout dans la région depuis 2007, après un galop d’essai en région rennaise.


En quoi consiste la charte « Jardiner au naturel, ça coule de source ! » ?

C’est l’engagement que prennent des collectivités, des associations et des jardineries d'un même territoire de travailler ensemble pour réduire de façon durable l’usage des pesticides et promouvoir des méthodes alternatives non chimiques.

Chaque partenaire à un rôle bien précis. D’une part, les collectivités et associations organisent des formations pour les vendeurs et accompagnent les jardineries dans la communication en magasin ainsi que dans la sensibilisation du public. D’autre part, les jardineries signataires s’engagent à faire la promotion de méthodes de jardinage alternatives aux pesticides.

Comment est née la charte ?

Tout est parti d’un constat. Alors que le consommateur était sensibilisé au jardinage naturel, les jardineries proposaient peu ou pas de conseils alternatifs pour éviter le recours aux pesticides.

La Maison de la consommation et de l’environnement (MCE) de Rennes s’est aussi aperçue, grâce à une étude menée en 1997, que la plupart des jardiniers amateurs n’avaient pas conscience des dangers des pesticides pour l’environnement. Pas plus d’ailleurs que pour leur propre santé.

En 2005, une première charte a été élaborée avec les jardineries des territoires de l’agglomération rennaise et des bassins d’alimentation en eau potable. Elle réunissait alors Rennes Métropole, le syndicat mixte de production d'eau potable du bassin Rennais, l’association Jardiniers de France, la MCE et 25 jardineries sous l’égide de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes.

Fort du succès de cette action, en 2007, le conseil régional de Bretagne a décidé de donner une ampleur régionale à la charte. La MCE fut alors mandatée pour son déploiement.

Qui peut signer une charte ?

Pour mettre en place une charte sur un territoire, il faut des partenaires institutionnels et associatifs (notamment pour porter le projet en copilotage), et des distributeurs de produits de jardinage (jardineries, grandes surfaces de bricolage voire même des pépinières).

Avec le temps, la nature des collectivités bretonnes à s’impliquer s’est diversifiée. Nous comptons désormais des communautés de communes ou d’agglomération, des syndicats de production d’eau, des syndicats et des comités de bassin versant, et même des syndicats de collecte et de traitement de déchets ménagers.

Différents types d’associations s’engagent dans un tel projet. Certaines protègent l’environnement ou le cadre de vie, d’autres défendent les consommateurs, d’autres encore sont des associations de jardiniers.

Que doivent faire les signataires ?

Les partenaires publics et les associations réalisent un plan de communication sur le jardinage au naturel pour sensibiliser le grand public et communiquer sur les enseignes signataires. Ils fournissent à ces dernières des supports de communication. Et les jardineries doivent créer au moins un temps fort durant l’année pour promouvoir des solutions sans pesticides.

Les collectivités et associations organisent des formations pour les vendeurs sur les risques pour la santé et l’environnement liés à l’utilisation des pesticides et les méthodes alternatives aux pesticides. Ainsi, chaque jardinerie dispose d’au moins un vendeur spécialisé sur ce sujet, pouvant apporter des conseils aux clients.

Les jardineries sont aussi accompagnées pour identifier les produits alternatifs dont elles disposent et les valoriser. Elles s’engagent évidemment à ne pas fournir d’information contradictoire en valorisant les pesticides.
Enfin, les jardineries fournissent des données sur les ventes de leurs produits afin d’évaluer l’impact de la charte.

Contact pour en savoir plus

Julien Chapelain, Maison de la consommation et de l’environnement : Tél. 02 99 30 35 50 ou courriel

Chiffres clés

Les territoires signataires en 2013
Déploiement en Bretagne de la charte "Jardiner au naturel, ça coule de source ! "

En 2015, il existe 15 chartes locales, signées par des associations, collectivités locales et jardineries. Au total, 225 jardineries sont aujourd’hui engagées.

25 jardineries ont été récompensées par le conseil régional de Bretagne en janvier 2016, à l’occasion du Carrefour des gestions locales de l’eau, pour leur engagement exemplaire dans la charte, notamment en termes de formation des vendeurs, de qualité du conseil pour les particuliers et de promotion de méthodes alternatives.


Propos recueillis par Emmanuèle Savelli (Observatoire de l'environnement en Bretagne)